LA CHASSE A L'ENFANT EST OUVERTE PAR LE PREFET DU LOIRET !
Par MARS le samedi 7 juillet 2007, 15:29 - Droits humains - Lien permanent
Deux infos RESF
L'alerte est donnée pour le Loiret : IL Y A URGENCE : AGISSEZ VITE !!!!!!!!!!
Information 1
Une bonne nouvelle : la famille tchétchène (une mère et ses trois enfants) transportée hier soir de Strasbourg à Lyon est en train d'être libérée du centre de rétention de Lyon Saint Exupéry. Elle est prise en charge ce soir sur Lyon et ensuite retour à Strasbourg. Le mari, qui avait fait une tentative de suicide, est prévenu et, je pense, lui aussi concerné par l'abandon de la rétention. Catherine (Lyon)
Information 2
Par contre, dans le Loiret : Nouvelle alerte du 05.07.2007
LA CHASSE A L'ENFANT EST OUVERTE PAR LE PREFET DU LOIRET !
Nous avons 96h pour empêcher l'expulsion de Christé, Jean Pierre et Madely
Ce mercredi 4 juillet, premier jour des vacances, le préfet du Loiret à ouvert la chasse à l'enfant en faisant arrêter puis en envoyant en rétention Christé (8 ans), Jean Pierre (6 ans) et Madely (3ans) ainsi que leur mère Suzanna TUSSEVO et leur père Amado .
Arrêtée à 11h30 à l'hôtel « Sauvage » à Orléans ils ont été conduits au Centre de rétention de Oissel (près de Rouen) le soir même par la gendarmerie. La famille venant d'Angola, est en France depuis 2000. D'abord au CADA de Gien de 2001 à 2004, ils sont à Orléans depuis 2004.
Christé a été scolarisé dès la rentrée scolaire 2001 à Gien, puis à Olivet et enfin à l'école de la Madeleine à Orléans. Ses 2 frères sont nés en France en 2001 et 2004. Jean Pierre était cette année à l'école maternelle de La Madeleine à Orléans et son petit frère doit rentrer à l'école maternelle en septembre. La famille avait déposé un dossier lors de la circulaire Sarkosy. Le rejet de leur demande (alors qu'ils remplissaient tous les critères) avait fait l'objet d'un recours hiérarchique qui n'a jamais eu de réponse. Contrôlés le 24 mai 2007, ils ont reçu alors une OQTF (obligation à quitter le territoire) qui a été contestée dans les délais et qui devaient être examinée par le Tribunal administratif d'Orléans.
La préfecture du Loiret n'a pas attendu cet examen et a précipité les échéances en arrêtant cette famille. Cette précipitation inflige aux enfants et au reste de la famille une situation supplémentaire inhumaine et traumatisante.
Le dossier est transmis maintenant au Tribunal administratif de Rouen qui va se prononcer dans les 96h.
IL Y A DONC URGENCE POUR AGIR :
Arrêtons cette expulsion et cette nouvelle mise en prison d'enfants. Ces enfants sont d'ici, laissons les grandir ici !
Faites savoir votre indignation et votre exigence que Christé, Jean Pierre et Madely reviennent immédiatement à Orléans avec leur mère et leur père pour y retrouver leurs copains et leurs écoles. Que le Préfet renonce à toutes mesures d'expulsion et qu'enfin, cette famille soit régularisée. Faites savoir tout cela au Préfet de Loiret et à ceux qui ont pris cette décisions et l'ont appliquée. François (RESF 45) Toutes et tous, dans les heures qui viennent :
Inondez la préfecture de mail et de fax de protestation que chacun rédigera avec ses mots et sa sensibilité.
Pour envoyer les mails et fax de protestation
Mail du préfet :jean-michel.berard@loiret.pref.gouv.fr
Mail préfecture:internet@loiret.pref.gouv.fr
Fax préfecture :fax : 0238533248
Fax secrétaire général :02.38.81.42.47
Fax Ministère de la... 01 55 55 49 20
Ci-dessous :
Nous vous proposons à cette occasion, de relire la lettre des grévistes de la faim de Cachan, en 2006 : (à copier-coller et envoyer aux préfets , pourquoi pas ?)
Lettre ouverte des grévistes de la faim de Cachan au Président de la République Française
Monsieur le Président de la République Française,
Au nom de tous les peuples qui souffrent, nous nous adressons à vous et à travers vous au grand peuple français, solennellement.
__Nous ne sommes ni des criminels, ni des fainéants, ni des voleurs, ni des profiteurs. Nous sommes des hommes, des femmes, des enfants dans un monde sans oreilles, sans yeux, sans Raison, sans mains.
Un monde qui a oublié ou préfère oublier ses devoirs et sa raison d’être, pour l’homme, par l’homme et avec l’homme. Nous venons de là-bas ! Afrique, Asie, Orient, Amériques…__
Nous nous noyons dans l’Atlantique. Nous mourrons sur les fils barbelés des frontières aux quatre coins du monde.
Nous subissons les coups des machettes, les fouets, des matraques. Nous sommes arrêtés, pourchassés, séparés, méprisés, divisés, “chartérisés”, hommes, femmes, enfants.
Et pourtant nous sommes là, encore là, toujours là parce que nous sommes votre reflet dans le miroir. On n’efface pas un reflet, il se présentera toujours à vous un jour ou l’autre.
Notre regard se tournera toujours vers ce grand peuple que vous représentez et qui représente historiquement l’espoir pour des millions d’hommes dans le monde.
L’espoir, non pas d’un travail, d’un logement, d’une école, d’un mieux-être, mais l’espoir supérieur d’une voix, d’une parole, porteuses de Justice, de Respect, d’Intelligence, d’Equilibre, de Partage et d’Humanité à travers le monde.
Aujourd’hui…
Nous sommes vos frères et vous ne nous voyez pas. Nous sommes vos soeurs et vous ne nous entendez pas. Nous sommes vos enfants et vous ne nous tendez pas une main apaisante.
Monsieur le Président de la République, grand peuple français, si nous n’avons pas de papier, nous ne sommes pas du papier, ni des nombres sur du papier. Nous nous appelons Togola, Otman, Salim, Sékou, Boureima, Ramdame.
Nous ne sommes pas dangereux, nous sommes en danger !
Merci
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